Mi mo shiranu watashi wo watashi ga miteita
Yuku hito no shirabe wo kanaderu Gitaara
Konu hito no nageki ni hoshi wa ochite
Yukanaide donna ni sakende mo
Orenji no hanabira shizuka ni yureru dake
Yawarakana hitai ni nokosareta
Te no hira no kioku haruka
Tokoshie no sayonara tsumabiku
Yasashii te ni sugaru kodomo no kokoro wo
Moesakaru kuruma wa furiharai susumu
Yuku hito no nageki wo kanadete Gitaara
Mune no ito hageshiku kakinarashite
Kanashimi ni somaranai shirosa de
Orenji no hanabira yureteta natsu no kage ni
Yawaraka na hitai wo nakushite mo
Akaku someta suna haruka koete yuku
Sayonara no Rizumu
Omoide wo yakitsukushite susumu daichi ni
Natsukashiku mebuite yuku mono ga aru no
Akatsuki no kuruma wo miokutte
Orenji no hanabira yureteru ima mo dokoka
Itsuka mita yasuraka na yoake wo
Mou ichido te ni suru made
Kesanaide tomoshibi
Kuruma wa mawaru yo
Ne reconnaissant même plus la femme que j'étais à ce moment là.
A toutes les personnes sur le départ, je joue un solo de guitare.
Et les étoiles tombent, haut dans le ciel, comme si elles les pleuraient...
Là tu m'as quittée, car qu'importe combien j'aurais pleuré,
Les pétales orange, dans le silence, n'auraient fait que continuer à danser.
Les souvenirs où tu prenais soin de moi en mettant
Ta main sur mon front disparaissent au lointain...
Je continue donc à jouer nos éternels adieux...
De mes tendres mains je me raccroche à mon enfance révolue
Tandis que les jours, le char d'Eos, défilent inéxorablement.
Aux lamentations de mes amis, je joue un solo de guitare
Si passionément qu'avec mon c½ur il est à l'unisson.
Dans un éclat où, immaculés de mélancolie,
Les pétales oranges, à l'ombre du soleil d'été, continuaient à danser,
Même si je devais abandonner ma vie, ma jeunesse,
Je traverserais les sables ardents des déserts du monde entier
Suivant le rythme de nos adieux.
Pourrai-je un jour voir, sur cette terre agitée qui éprouve mes souvenirs,
L'éclosion de mes plus profondes espérances, le fruit d'une vie d'attente ?
Le char d'Eos devant mes yeux s'enfuit vers l'horizon,
Les pétales orange, encore maintenant, continuent de danser avec le vent.
Jusqu'au jour où je pourrai revoir le soleil couchant
Que j'ai autrefois tenu au creux des mains,
Je n'éteindrai pas cette flamme en moi.
Le char s'en va, et la roue tourne...

